
5 excellentes raisons d’oser voyager seule après votre séparation, même (surtout) si ça vous fait peur
Valentine Caro a mis plus de 10 ans à réaliser son rêve : partir seule en voyage. 10 ans de craintes, de questionnements jusqu’au déclic, en 2023. Depuis, elle encourage et accompagne les femmes à franchir le pas. Sa conviction ? Bien plus qu’une simple histoire de vacances, voyager en solo est un puissant levier de transformation personnelle. Surtout quand on vient de se séparer ou qu’on envisage un voyage seule avec ses enfants. Démonstration en 5 points de tout ce que vous avez à y gagner, avec en prime ses conseils pratiques pour passer à l’action.
1 – Voyager seule pour gagner en autonomie (ou vous convaincre que vous êtes à 300% autonome !)
C’est souvent votre ex qui planifiait les voyages et les trajets ? Il décidait par où passer, où faire une pause, ce que vous deviez visiter ? En cas de coup dur, vous saviez qu’il allait gérer… Mais aujourd’hui, sans lui, vous avez peur de vous aventurer en terrain inconnu ?
Voyager à deux, oui, c’est rassurant. Mais parfois, ça peut être aussi contraignant, voire asphyxiant. Et si vous étiez tout à fait capable de gérer seule toute l’organisation, et même les imprévus ? “Quand on part en couple – ou même avec des amis – on n’ose pas forcément prendre des initiatives, résume Valentine Caro. Quand on part seule, en revanche, on doit avoir toutes les casquettes. Et ce qu’on découvre dans ces moments-là, c’est qu’on est capable. Tout à fait capable de gérer en autonomie. C’est juste qu’on n’avait pas d’espace à soi, avant, pour se le prouver”.
Bonus : Et après une séparation, se rendre compte qu’on peut faire plein de choses en l’absence de l’autre, c’est très précieux pour regagner en confiance en soi !
2 – Pour apprivoiser la solitude (en s’exerçant à apprécier la solitude choisie)
Après des années de vie de couple ou de famille, vous retrouver seule vous fait très peur. Valentine a une solution pour vous : partez seule en voyage ! Pas forcément loin, d’abord, si cela vous stresse. “Vous pouvez commencer par aller dîner seule au restaurant, ou aller voir une amie qui vit dans une autre ville et y passer seule la journée avant de la retrouver le soir. L’objectif : changer de regard et de ressenti sur la solitude.”
Car s’offrir des temps de solitude choisie, c’est s’offrir du temps pour soi, pour contempler, pour penser à soi, pour se reconnecter à son propre rythme. Et découvrir une chose qu’on a tendance à oublier quand on n’a pas choisi la séparation : “La solitude peut être positive. Mais on n’apprend pas aux mamans à être un peu égoïstes et à penser à elles.” Voyager en solo est à ce titre, une sacrée expérience initiatique !
Bonus : “On peut partir en solo et ne pas se retrouver seule tout le temps ! On rencontre en général beaucoup de gens qui voyagent seuls, également. Ce sont en général des rencontres très riches, même quand elles sont courtes !” Et c’est parfait pour lutter contre ce sentiment de vide très désagréable, que beaucoup de femmes ressentent après une séparation.

A lire
“Voyager seule : pour oser se transformer et s’épanouir”, de Valentine Caro, Editions Le Courrier du Livre
Un guide proposant des conseils, des témoignages et des exercices, pour déconstruire vos blocages, préparer le départ et faire taire vos craintes pour oser partir. Parce que le voyage solo n’est pas réservé aux aventurières.
3 – Pour redécouvrir la liberté d’être soi
Vous avez été la femme de (votre conjoint), vous êtes la mère de (vos enfants), la copine de (vos amis)… Mais vous avez aussi, parfois, d’autres étiquettes. La “timide”, l’”intello”, la “pas sportive”, autant de miroirs que nous tendent nos proches qui nous conditionnent au final beaucoup. “Quand on voyage en solo, il n’y a personne pour nous assigner un rôle, pour nous renvoyer une certaine image de nous-même, explique Valentine. On peut être qui on veut à l’instant t.”
Bonus : pas d’étiquette, et pas de compromis non plus. En solo, vous redécouvrez la liberté de faire ce que vous voulez, comme vous voulez. Une expérience libératoire et puissante quand on a vécu des années en couple et qu’on vient de traverser une séparation.
4 – Voyager seule pour apprendre à se connaître, vraiment, et gagner en confiance
Face à l’inconnu, on se révèle. Se retrouver seule, dans un autre pays, au milieu d’étrangers, et profiter de tout ce que l’aventure vous offre vous apporte un bénéfice souvent insoupçonné avant le départ : “Voyager en solo provoque souvent un déclic : soudain, vous réalisez que vous êtes capable de beaucoup plus que ce que vous croyez. Vous vous prouvez que vous ÊTES plus”.
Bonus : Ce déclic prend une intensité toute particulière pour les femmes qui viennent de traverser une épreuve – comme un divorce ou une séparation – entraînant une forme de crise identitaire. “Le voyage va nous faire nous sentir différente. Et va nous prouver que celle qu’on n’était hier n’est pas forcément celle qu’on sera demain”.
5 – Pour faire un “reset” salvateur
Après une séparation, on peut être perdue, désorientée. Une sensation de perte de repères très désagréable ; on ne reconnaît plus son quotidien. Parfois, on ne se reconnaît plus soi-même. Angoisses, pensées en boucle, ruminations… Un cycle épuisant que le voyage solo peut stopper, pour Valentine Caro. “Se confronter seule à ce que l’on ne connaît pas, permet de faire un vrai “reset”. Cela passe par le changement d’environnement et son impact visuel. Concrètement, on ne voit plus la même rue, on ne croise plus les mêmes personnes, voire on n’entend plus la même langue. Ça change tout !”
Bonus : Ce “reset” peut alléger ces pensées en boucle qui prennent parfois beaucoup de place après une séparation “Voyager seule permet de couper la “machine à laver” de notre cerveau. Et de nous faire sortir de la roue de hamster dans laquelle nos vies et nos pensées nous enferment”.
Petits conseils de pro pour se préparer à partir en solo
Vous avez envie de tenter l’aventure en solo ? “C’est une très belle étape pour réapprendre à se faire confiance en passant à l’action, nous dit Valentine. Mais l’aventure peut faire peur quand on ne l’a jamais fait ou qu’on souhaite partir avec ses enfants”. Peur de l’inconnu, de la barrière de la langue, de problèmes de sécurité, des imprévus… “Nous vivons des quotidiens millimétrés, entre le conjoint, les enfants, le travail. Mon conseil : commencer par des petits pas. Manger seule au restaurant, faire un cours de danse seule, visiter seule une ville à l’autre bout de la France pendant une journée… Il faut apprendre à lâcher-prise et expérimenter des moments où tout n’est pas cadré, justement. Car c’est dans les espaces d’imprévus qu’on découvre des solutions… et surtout que l’on a des ressources en soi pour faire face.”
Deuxième conseil clé : bien préparer son voyage. “Si l’idée du voyage est difficile, prenez comme point de départ l’une de vos passions. Vous aimez le surf ? Le yoga ? Orientez-vous vers des voyages où vous le pratiquerez. Vous verrez, c’est rassurant d’avoir des activités que l’on connaît… et c’est aussi l’opportunité de croiser des gens qui partagent votre passion”. Et bien sûr, budgétiser votre projet en amont, pour éliminer tout stress financier.
“Un voyage solo n’est pas une baguette magique, conclut Valentine. N’attendez pas de revenir métamorphosée et débarrassée de vos soucis… Sinon le retour risque d’être très, très dur. Mais voyez-le plutôt comme une étape dans votre projet de reconstruction post-rupture. Parce que ce que je remarque souvent, chez les femmes qui l’ont expérimenté, c’est que le retour s’accompagnent de micro (et de moins micro) changements. Elles décident de s’inscrire à une toute nouvelle activité, de s’engager dans une association, de changer de vie pro, comme je l’ai fait… C’est une véritable impulsion pour réinventer sa vie. »
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