Achat immobilier en couple sans filet
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Immobilier : 62% des couples achètent sans filet de sécurité en cas de séparation

Un achat immobilier engage pour des années, voire des dizaines d’années. Et quand, au moment de passer devant le notaire et qu’il est temps de penser au pire, les couples qui achètent ensemble prévoient plus volontiers la mort qu’une séparation… Et forcément, ce n’est pas sans danger.

Bien sûr, personne n’a envie de penser, au moment d’acheter le logement qui abritera notre famille, à l’hypothèse “divorce”. Pourtant les chiffres sont là : un couple sur deux environ finit par se séparer et ils seraient proportionnellement plus nombreux en cas de famille recomposée. 

Une étude toute récente le montre : au moment de passer devant le notaire, il est plus fréquent de penser au décès d’un membre du couple que séparation*. 71% des couples qui achètent ensemble se déclarent protégés en cas de décès (en ayant opté – au choix – pour des dispositifs tels que tontine, donation entre époux ou testament…). Mais dans le même temps, 62 % des couples n’ont prévu aucun dispositif en cas de séparation

L’achat immobilier sans filet, un risque énorme pour votre patrimoine

Or si rien n’est prévu, cette absence de disposition représente un risque patrimonial énorme pour les membres du couple. Non seulement l’investissement est souvent important, mais surtout les couples contribuent ne contribuent pas toujours à proportions égales dans le projet (d’après l’étude, seuls 56% des couples le font mais près d’un tiers ont fait un montage financier très déséquilibré où l’un paie nettement plus que d’autre). 

Et si rien n’est anticipé chez le notaire, beaucoup peuvent se retrouver largement perdants – voire très démunis – au moment de la séparation. Et ce, quelle que soit leur mise de départ.

Que faire pour se protéger en cas d’achat immobilier en couple ?

Pas de panique, des dispositifs existent pour faire respecter la mise de chacun et éviter, au moment de la séparation, de rajouter des tensions financières et de l’insécurité… aux tensions qui existent déjà. Restent que ces solutions sont rarement connues des acheteurs. D’ailleurs, si je vous dis “convention d’indivision », « clause de rachat de parts », « SCI », « scénario de sortie du bien…”, ça vous parle ? Bof, bof ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul.e. Le bon réflexe : prendre conseil auprès d’un notaire avant même l’achat immobilier. Anticiper, prendre les devants et en discuter ouvertement en couple. L’argent est souvent un sujet un peu inconfortable dans le couple mais il ne peut être laissé de côté.

C’est d’autant plus important quand des enfants sont déjà là, d’unions précédentes. C’est eux aussi qu’il vous faut protéger. Quitte à envisager le pire, pour vivre pleinement et sereinement le meilleur.

5 réflexes à adopter en cas d’achat immobilier en couple
1/ Anticiper la séparation dès le départ (convention, clause de rachat, SCI)
2/ Calibrer les quotités d’assurance selon les apports réels
3/ Formaliser les apports personnels par écrit
4/ Consulter le notaire dès la réflexion
5/ Parler ouvertement du financement à deux

*Enquête Notariat Services réalisée en janvier 2026 auprès de 1360 abonnés à la newsletter Immonot, représentant un échantillon diversifié de Français intéressés par l’immobilier

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Journaliste depuis plus de 20 ans, ancienne rédactrice en chef de Psychologies.com, je m'intéresse depuis toujours aux questions familiales et la psycho au sens large. Je suis moi-même mère et belle-mère et partage ici les meilleurs conseils d'experts pour vivre le plus sereinement possible le quotidien de parent séparé, que vous viviez en famille monoparentale ou recomposée.